K. Revue trans-européenne de philosophie et arts

K. est une publication électronique semestrielle.

Elle naît de la collaboration entre le Laboratoire CECILLE de l’Université de Lille SHS et le Département de Philosophie de l’Université de Messine.

Chaque numéro est monographique : il s’articule autour d’une figure ou d’un nom ou d’un personnage historique destituants. Ces dossiers sont choisis et votés par le comité de rédaction lors de réunions annuelles. Le numéro est ainsi composé :

-      Éditorial

-      Essays (essais autour du sujet du numéro)

-      Interviews (un ou plusieurs entretiens avec un spécialiste de la question traitée ou avec un artiste ayant travaillé sur cette question)

-      Works (une ou plusieurs contributions dans lesquelles un artiste, un écrivain, un poète ou un réalisateur réagit à la thématique du dossier. Cette section peut aussi publier des matériaux d’archive en lien avec cette thématique)

-      Readings (articles qui explorent le sujet du numéro à travers la lecture et l’étude d’un ou plusieurs ouvrages).

L’ensemble des articles (Essays et Readings) sélectionnés par le comité de rédaction sont soumis à une évaluation en double aveugle (anonymat de l’auteur et de l’évaluateur) réalisée par des lecteurs extérieurs à la revue.

 

K. peut également donner lieu, de manière aléatoire, à des cahiers spéciaux, généralement – mais pas toujours – en lien avec l’actualité. Ces cahiers sont le fruit du travail autonome des membres de la rédaction.

K. est enfin, aussi, une collection, éditée par les éditions Mimesis, et intitulée « Samsa. Écritures pour le destituant ».

 

ISSN de la revue 2609-2484

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Appel à contribution / Call for papers : La danse de la conspiration : les survivances de Jane Avril /The dance of conspiracy:the survivals of Jane Avril /La danza della cospirazione: le sopravvivenze di Jane Avril

 


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Adresse de contact : contact-revue-k@univ-lille.fr

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Twitter : @KRevue


Qui est K. ? Une lettre pour une autre, qui ne dit presque rien. Une référence à Kafka peut-être. Façon de se défendre, comme l'écrivain pragois, en dissipant son identité dans l'anonymat, façon de répondre par l'absence. Façon de faire face à la catastrophe, en écrivant, en continuant à écrire. Dans une note de son journal, Kafka écrit : « Celui qui, vivant, ne vient pas à bout de la vie, a besoin d'une main pour écarter un peu le désespoir qui lui cause son destin, mais de l'autre main, il peut écrire ce qu'il voit sous les décombres ». La revue K. veut faire de cette réflexion sur la catastrophe (qui dure longtemps) une expression collective, d'écriture, de pensée, d’amitié, à travers plusieurs disciplines (notamment la philosophie, la politique, l’esthétique, les littératures et les arts) et plusieurs espaces géographiques, capable de mettre à l'épreuve du doute l'ordre du discours dominant.

Ouvrir après cette lettre, ce nom qui comporte sa propre négation, un espace d'écriture collective implique pour les initiateurs la même suspension. K. travaillera à partir du concept de « pouvoir destituant ».

Le pouvoir destituant est un contrecoup conceptuel face aux milliers de gestes et de raisonnements artistiques, politiques, existentiels qui pratiquent la défection, se soustraient au principe du pouvoir en place et de son renversement dialectique, la résistance. L’expansion globale des pouvoirs, la diffusion tentaculaire et supranationale des agences économiques et politiques destinées à gouverner le monde, ont épuisé la validité de la logique politique moderne qui a imposé l’opposition entre un pouvoir et un contre-pouvoir. La constellation inédite de subjectivités, liées à des formes nouvelles de la production et du pouvoir (les migrants, les travailleurs précaires, les travailleurs cognitifs, par exemple), impose, d'une part, de tracer une généalogie des figures, des gestes, des pensées qui se sont placés non contre, mais au-delà du pouvoir (Antigone, Chaplin, Kafka, Malevitch, Benjamin...), d'autre part, de produire des cartes des « contre-conduites », politiques, existentielles et artistiques, qui, aujourd'hui, sont en train de délégitimer l’ordre du moderne